Veille juridique

Sur les constructions autorisées en zone agricole (CE, 12-07-2019, n° 422542)

Le Conseil d’Etat juge qu’une construction réellement utile à l’activité agricole de l’exploitant peut servir à d’autres activités, notamment par la pose de panneaux photovoltaïques sur le bâtiment, si l’activité complémentaire ne remet pas en cause la destination agricole avérée du bâtiment.

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Incidence des pièces indûment requises sur la demande d’autorisation d’urbanisme (CE, 13-11-2019, n° 419067)

En cas de communication de pièces complémentaires réclamées de manière irrégulière par l’administration, et de communication de ces pièces par le pétitionnaire, cette irrégularité n’est pas de nature à entraîner l’illégalité de la décision de refus. Toutefois, l’administration ne peut légalement refuser l’autorisation demandée en se fondant sur la consistance du projet au vu d’une

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Un droit d’occupation du domaine public ne peut pas être perpétuel (CE, 08-11-2019, n° 421491)

L’acte de cession de parcelles d’une association à une commune qui prévoit un droit d’occupation illimité au bénéfice de l’association est incompatible avec le régime de la domanialité publique mais ne remet pas en cause l’entrée des parcelles dans le domaine public communal.

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Le plan local d’urbanisme peut réglementer l’utilisation des matériaux (CAA Lyon, 11-07-2019, n° 18LY00937)

La cour administrative d’appel de Lyon se prononce en faveur de la réglementation des matériaux par le règlement d’un plan d’occupation des sols ou d’un plan local d’urbanisme. Elle précise, en outre, que les dispositions de l’article L. 111-6-2 du code de l’urbanisme ne permettent pas d’écarter ce règlement lorsqu’il impose de recourir à un

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Recours contre les volets distincts d’un permis de construire (CAA Bordeaux, 11-07-2019, n° 17BX03222)

Le recours contre un permis de construire en tant qu’il vaut autorisation d’urbanisme déclenche le délai de recours de deux mois pour contester le permis en tant qu’il vaut autorisation d’exploitation commerciale.

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Abrogation implicite d’un arrêté d’interruption de travaux (CE, 16-10-2019, n° 423275)

L’intervention d’un permis de construire modificatif, postérieur à un arrêté d’interruption de travaux effectués en méconnaissance du permis de construire, et régularisant une partie des travaux en cause a implicitement mais nécessairement pour effet d’abroger l’arrêté ordonnant l’interruption des travaux.

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Des erreurs d’affichage du permis de construire n’empêchent pas forcément le déclenchement du délai de recours (CE, 16-10-2019, n° 419756)

En dépit des erreurs touchant les mentions obligatoires qui doivent figurer sur le panneau d’affichage du permis de construire, le délai de contestation de deux mois peut être déclenché si les tiers sont en mesure d’apprécier la portée et la consistance du projet.

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Point de départ du délai de contestation en l’absence d’affichage d’un permis de construire (CAA Bordeaux, 30-04-2019, n° 17BX00818)

Si la preuve de l’affichage régulier d’un permis de construire n’est pas rapportée, le délai de contestation de deux mois ne court pas contre un tiers auquel cette autorisation a été notifiée. Mais ce tiers n’est recevable à contester le permis que dans un délai raisonnable à compter de la date de notification. La cour

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Pas d’urgence à suspendre le refus du maire de dresser un procès-verbal de constat d’infraction (CE, 23-09-2019, n° 424270)

La présomption d’urgence ne s’applique pas à la demande de suspension de l’exécution d’une décision par laquelle une autorité administrative refuse de dresser le procès-verbal prévu à l’article L. 480-1 du code de l’urbanisme pour constater la méconnaissance par un commencement de travaux des prescriptions du permis de construire au titre duquel ils sont réalisés.

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Autorisation d’urbanisme

Le constructeur doit ainsi disposer d’une sérieuse connaissance des règles de l’instruction des demandes d’autorisation d’urbanisme s’il souhaite pouvoir examiner le bien-fondé des décisions prises par l’administration en cours d’instruction, voire, les contester, afin d’éviter une prolongation irrégulière du délai d’examen de sa demande.

À l’issue de cette phase d’instruction de la demande d’autorisation, l’administration peut refuser la demande, l’accepter de manière expresse en délivrant un arrêté de permis, voire, ne pas y répondre.
Selon la nature de l’autorisation demandée, et les règles applicables au projet du constructeur, cette absence de réponse peut valoir décision implicite d’acceptation, ou décision implicite de refus.

En cas d’obtention de l’autorisation demandée, le constructeur doit veiller à procéder à son affichage en bonne et due forme, afin de faire courir les délais de recours contentieux à l’encontre de son autorisation.
Le cas échéant, cette autorisation peut être contestée dans un certain délai, par toute personne disposant d’un intérêt à agir à son encontre, l’objectif du requérant étant de faire retirer, ou annuler ladite autorisation de manière à empêcher la réalisation du projet immobilier poursuivi.

Compte tenu du volume et de la complexité des règles afférentes aux recours dirigés contre les autorisations d’urbanisme, ainsi qu’en raison de leur évolution constante, il est bien souvent recommandé de se faire assister, tant pour entamer une action en contestation, que pour assurer la défense de son autorisation.
Fort de son expérience en droit de l’urbanisme et de l’aménagement, Maître Julien Borderieux vous oriente et répond à toutes vos interrogations en ce domaine.

Le cabinet d’avocat est installé dans le quartier L’Europe, au 58 rue de Lisbonne à Paris. Il est accessible par le métro (ligne 2, arrêt Monceau) et par le bus (ligne 84, arrêt Ruysdael – Parc Monceau). Le secrétariat téléphonique est joignable du lundi au vendredi, de 10h à 19h.