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Le juge administratif peut rejeter une requête par ordonnance en raison de la tardiveté excessive de son enregistrement (CE, 10-02-2020, n° 429343)

En application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le juge administratif peut rejeter une requête par ordonnance, comme manifestement irrecevable, sur le fondement d’une tardiveté excessive. Il n’est tenu, préalablement, ni de soulever le moyen d’office, même s’il a ouvert l’instruction, ni d’inviter le requérant à faire état de circonstances particulières.

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Opposabilité des cahiers des charges de lotissement (Avis CE, 24-07-2019, n° 430362)

Le Conseil d’Etat affirme, à la suite de la Cour de cassation, que les clauses du cahier des charges du lotissement continuent toujours de régir les rapports entre colotis. En revanche, les règles d’urbanisme contenues dans ce document, telles que le nombre de lots, cessent, dans les conditions prévues par l’article L. 442-9 du code

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Notion d’enseigne (CE, 28-02-2020, n° 419302)

Le Conseil d’Etat a jugé que « doit être qualifiée d’enseigne, l’inscription, forme ou image installée sur un terrain ou un bâtiment où s’exerce l’activité signalée ». S’agissant d’un dispositif scellé au sol ou installé sur le sol, « sa distance par rapport à l’entrée du local où s’exerce l’activité est sans incidence sur la

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Une promesse de vente non remise en cause par le juge donne qualité pour demander un permis de construire (CE, 12-02-2020, n° 424608)

Le service instructeur ne peut pas écarter l’attestation par laquelle le pétitionnaire déclare remplir les conditions pour déposer une demande de permis de construire si ce dernier est titulaire d’une promesse de vente qui n’a pas été remise en cause par le juge judiciaire.

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Conditions du refus de proroger un certificat d’urbanisme (CE, 05-02-2020, n° 426573)

En vertu des dispositions de l’article R. 410-17 du code de l’urbanisme, un certificat d’urbanisme peut toujours être prorogé par périodes d’une année, plusieurs prorogations étant ainsi possibles, sauf, estime le Conseil d’Etat, « si les prescriptions d’urbanisme, les servitudes administratives de tous ordres ou le régime des taxes et participations d’urbanisme qui étaient applicables

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Le maire peut être compétent pour interdire l’utilisation des pesticides (Ord. TA Cergy-Pontoise, 08-11-2019, n° 1912597)

Par deux ordonnances du 8 novembre 2019 le tribunal administratif de Cergy-Pontoise rejette la demande de suspension d’arrêtés municipaux interdisant l’utilisation de produits phytosanitaires sur le territoire de la commune. La police spéciale n’exclut pas, selon lui, la possibilité pour le maire, autorité de police municipale, d’agir.

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Quelles règles d’urbanisme s’appliquent pour la construction d’un mur de clôture ? (CE, 18-12-2019, n° 421644)

Les seules dispositions du règlement d’un plan local d’urbanisme édictées spécifiquement pour régir leur situation sont applicables. En revanche, un mur qui est incorporé à une construction, alors même qu’il a la fonction de clore ou limiter l’accès à son terrain d’assiette, est soumis à l’ensemble des règles du règlement du plan local d’urbanisme applicables

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Autorisation d’urbanisme

Le constructeur doit ainsi disposer d’une sérieuse connaissance des règles de l’instruction des demandes d’autorisation d’urbanisme s’il souhaite pouvoir examiner le bien-fondé des décisions prises par l’administration en cours d’instruction, voire, les contester, afin d’éviter une prolongation irrégulière du délai d’examen de sa demande.

À l’issue de cette phase d’instruction de la demande d’autorisation, l’administration peut refuser la demande, l’accepter de manière expresse en délivrant un arrêté de permis, voire, ne pas y répondre.
Selon la nature de l’autorisation demandée, et les règles applicables au projet du constructeur, cette absence de réponse peut valoir décision implicite d’acceptation, ou décision implicite de refus.

En cas d’obtention de l’autorisation demandée, le constructeur doit veiller à procéder à son affichage en bonne et due forme, afin de faire courir les délais de recours contentieux à l’encontre de son autorisation.
Le cas échéant, cette autorisation peut être contestée dans un certain délai, par toute personne disposant d’un intérêt à agir à son encontre, l’objectif du requérant étant de faire retirer, ou annuler ladite autorisation de manière à empêcher la réalisation du projet immobilier poursuivi.

Compte tenu du volume et de la complexité des règles afférentes aux recours dirigés contre les autorisations d’urbanisme, ainsi qu’en raison de leur évolution constante, il est bien souvent recommandé de se faire assister, tant pour entamer une action en contestation, que pour assurer la défense de son autorisation.
Fort de son expérience en droit de l’urbanisme et de l’aménagement, Maître Julien Borderieux vous oriente et répond à toutes vos interrogations en ce domaine.

Le cabinet d’avocat est installé dans le quartier L’Europe, au 58 rue de Lisbonne à Paris. Il est accessible par le métro (ligne 2, arrêt Monceau) et par le bus (ligne 84, arrêt Ruysdael – Parc Monceau). Le secrétariat téléphonique est joignable du lundi au vendredi, de 10h à 19h.