VEILLE JURIDIQUE

Actualités du droit de l’urbanisme – janvier 2026

– Le juge du permis de construire et Google Earth (CE, 30-12-2025, n° 500942)

Le juge administratif ne peut se fonder sur des éléments issus de l’application Google Earth, développée par une société privée, sans en avoir informé les parties.

 

– Règles à appliquer en cas de mise en demeure de réaliser des travaux de conformité (CE, 30-12-2025, n° 502194)

Le Conseil d’Etat indique les règles à appliquer pour actionner une mise en demeure après que l’autorité compétente a constaté l’absence de conformité des travaux réalisés ainsi que l’office du juge administratif.

 

– Expropriation et preuve de viabilité de la zone (Cass, 08-01-2026, n° 24-22.726)

Lorsqu’un terrain est situé dans une zone devant faire l’objet d’un aménagement d’ensemble, il incombe à l’expropriant qui ne conteste la qualification de terrain à bâtir qu’au motif de l’insuffisance de la dimension des réseaux au regard de l’ensemble de la zone de rapporter la preuve de cette insuffisance.

 

– Examen de légalité d’un refus d’autorisation de défrichement (CAA Bordeaux, 27-01-2026, n° 25BX01253)

Le juge administratif doit tenir compte de la destination future des sols et des engagements pris par le pétitionnaire pour examiner la légalité d’un refus d’autorisation de défrichement.

 

– La liberté de se prévaloir d’un certificat d’urbanisme (CE, 06-06-2025, n° 491748)

L’article L. 410-1 du code de l’urbanisme permet au bénéficiaire d’un certificat d’urbanisme de se prévaloir de la réglementation d’urbanisme anciennement applicable. Il ne lui interdit pas d’obtenir une autorisation d’urbanisme lorsque son projet est conforme aux règles d’urbanisme applicables à la date de la décision.

 

 

 

 

 

 

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Autorisation d’urbanisme

Le constructeur doit ainsi disposer d’une sérieuse connaissance des règles de l’instruction des demandes d’autorisation d’urbanisme s’il souhaite pouvoir examiner le bien-fondé des décisions prises par l’administration en cours d’instruction, voire, les contester, afin d’éviter une prolongation irrégulière du délai d’examen de sa demande.

À l’issue de cette phase d’instruction de la demande d’autorisation, l’administration peut refuser la demande, l’accepter de manière expresse en délivrant un arrêté de permis, voire, ne pas y répondre.
Selon la nature de l’autorisation demandée, et les règles applicables au projet du constructeur, cette absence de réponse peut valoir décision implicite d’acceptation, ou décision implicite de refus.

En cas d’obtention de l’autorisation demandée, le constructeur doit veiller à procéder à son affichage en bonne et due forme, afin de faire courir les délais de recours contentieux à l’encontre de son autorisation.
Le cas échéant, cette autorisation peut être contestée dans un certain délai, par toute personne disposant d’un intérêt à agir à son encontre, l’objectif du requérant étant de faire retirer, ou annuler ladite autorisation de manière à empêcher la réalisation du projet immobilier poursuivi.

Compte tenu du volume et de la complexité des règles afférentes aux recours dirigés contre les autorisations d’urbanisme, ainsi qu’en raison de leur évolution constante, il est bien souvent recommandé de se faire assister, tant pour entamer une action en contestation, que pour assurer la défense de son autorisation.
Fort de son expérience en droit de l’urbanisme et de l’aménagement, Maître Julien Borderieux vous oriente et répond à toutes vos interrogations en ce domaine.

Le cabinet d’avocat est installé dans le quartier L’Europe, au 58 rue de Lisbonne à Paris. Il est accessible par le métro (ligne 2, arrêt Monceau) et par le bus (ligne 84, arrêt Ruysdael – Parc Monceau). Le secrétariat téléphonique est joignable du lundi au vendredi, de 10h à 19h.