VEILLE JURIDIQUE

Actualités du droit de l’urbanisme – février 2026

– La liberté de se prévaloir d’un certificat d’urbanisme (CE, 06-06-2025, n° 491748)

L’article L. 410-1 du code de l’urbanisme permet au bénéficiaire d’un certificat d’urbanisme de se prévaloir de la réglementation d’urbanisme anciennement applicable. Il ne lui interdit pas d’obtenir une autorisation d’urbanisme lorsque son projet est conforme aux règles d’urbanisme applicables à la date de la décision.

 

– L’encadrement des exceptions aux règles générales d’un plan local d’urbanisme (CE, 28-01-2026 n° 500730)

Les exceptions aux règles générales contenues dans un plan local d’urbanisme (PLU) doivent être suffisamment encadrées.

 

– Sur les conditions d’application de la possibilité de régularisation d’un permis de construire en appel (CE, 12-12-2025 n° 488011)

La section du contentieux du Conseil d’Etat juge que, dans le cadre de la mise en œuvre de l’article L. 600-5-1 du code de l’urbanisme, le juge d’appel, s’il censure le motif d’annulation retenu dans le jugement mettant fin à l’instance née de la contestation du permis de construire, doit examiner les autres moyens soulevés par les demandeurs de première instance et écartés par le premier jugement, alors même que ce premier jugement n’a pas fait l’objet d’appel de leur part.

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Autorisation d’urbanisme

Le constructeur doit ainsi disposer d’une sérieuse connaissance des règles de l’instruction des demandes d’autorisation d’urbanisme s’il souhaite pouvoir examiner le bien-fondé des décisions prises par l’administration en cours d’instruction, voire, les contester, afin d’éviter une prolongation irrégulière du délai d’examen de sa demande.

À l’issue de cette phase d’instruction de la demande d’autorisation, l’administration peut refuser la demande, l’accepter de manière expresse en délivrant un arrêté de permis, voire, ne pas y répondre.
Selon la nature de l’autorisation demandée, et les règles applicables au projet du constructeur, cette absence de réponse peut valoir décision implicite d’acceptation, ou décision implicite de refus.

En cas d’obtention de l’autorisation demandée, le constructeur doit veiller à procéder à son affichage en bonne et due forme, afin de faire courir les délais de recours contentieux à l’encontre de son autorisation.
Le cas échéant, cette autorisation peut être contestée dans un certain délai, par toute personne disposant d’un intérêt à agir à son encontre, l’objectif du requérant étant de faire retirer, ou annuler ladite autorisation de manière à empêcher la réalisation du projet immobilier poursuivi.

Compte tenu du volume et de la complexité des règles afférentes aux recours dirigés contre les autorisations d’urbanisme, ainsi qu’en raison de leur évolution constante, il est bien souvent recommandé de se faire assister, tant pour entamer une action en contestation, que pour assurer la défense de son autorisation.
Fort de son expérience en droit de l’urbanisme et de l’aménagement, Maître Julien Borderieux vous oriente et répond à toutes vos interrogations en ce domaine.

Le cabinet d’avocat est installé dans le quartier L’Europe, au 58 rue de Lisbonne à Paris. Il est accessible par le métro (ligne 2, arrêt Monceau) et par le bus (ligne 84, arrêt Ruysdael – Parc Monceau). Le secrétariat téléphonique est joignable du lundi au vendredi, de 10h à 19h.