VEILLE JURIDIQUE

Actualités du droit de l’urbanisme – septembre 2026

– L’incomplétude du dossier peut justifier un refus de permis de construire sans demande préalable de pièces (CE, 03-08-2026 n° 497092)

L’administration peut refuser un permis de construire en raison de l’absence de pièces nécessaires à l’appréciation de la conformité du projet, quand bien même elle n’aurait pas préalablement invité le pétitionnaire à compléter son dossier.

 

– Notification au commissaire du Gouvernement en matière d’expropriation (Cass, 3e civ. 03-09-2026 n° 24-18.812)

Les conclusions d’appel doivent être transmises sur papier au commissaire du gouvernement, sous peine de caducité.

Il est ainsi requis de déposer ou d’adresser au greffe de la cour, dans le délai de trois mois qui est imparti, un exemplaire des conclusions sur support papier à destination du commissaire du gouvernement, dès lors que ce dernier n’a pas accès au réseau privé virtuel des avocats [RPVA].

Il convient de souligner que le décret n° 2026-683 du 27 juillet 2026 modifie l’article R. 311-26 du code de l’expropriation pour cause d’utilité publique et qu’à compter du 1er octobre 2026, il appartiendra au greffe de notifier au commissaire du gouvernement les conclusions et pièces dès leur réception.

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Autorisation d’urbanisme

Le constructeur doit ainsi disposer d’une sérieuse connaissance des règles de l’instruction des demandes d’autorisation d’urbanisme s’il souhaite pouvoir examiner le bien-fondé des décisions prises par l’administration en cours d’instruction, voire, les contester, afin d’éviter une prolongation irrégulière du délai d’examen de sa demande.

À l’issue de cette phase d’instruction de la demande d’autorisation, l’administration peut refuser la demande, l’accepter de manière expresse en délivrant un arrêté de permis, voire, ne pas y répondre.
Selon la nature de l’autorisation demandée, et les règles applicables au projet du constructeur, cette absence de réponse peut valoir décision implicite d’acceptation, ou décision implicite de refus.

En cas d’obtention de l’autorisation demandée, le constructeur doit veiller à procéder à son affichage en bonne et due forme, afin de faire courir les délais de recours contentieux à l’encontre de son autorisation.
Le cas échéant, cette autorisation peut être contestée dans un certain délai, par toute personne disposant d’un intérêt à agir à son encontre, l’objectif du requérant étant de faire retirer, ou annuler ladite autorisation de manière à empêcher la réalisation du projet immobilier poursuivi.

Compte tenu du volume et de la complexité des règles afférentes aux recours dirigés contre les autorisations d’urbanisme, ainsi qu’en raison de leur évolution constante, il est bien souvent recommandé de se faire assister, tant pour entamer une action en contestation, que pour assurer la défense de son autorisation.
Fort de son expérience en droit de l’urbanisme et de l’aménagement, Maître Julien Borderieux vous oriente et répond à toutes vos interrogations en ce domaine.

Le cabinet d’avocat est installé dans le quartier L’Europe, au 58 rue de Lisbonne à Paris. Il est accessible par le métro (ligne 2, arrêt Monceau) et par le bus (ligne 84, arrêt Ruysdael – Parc Monceau). Le secrétariat téléphonique est joignable du lundi au vendredi, de 10h à 19h.